Gita Gopinath, la première femme nommée chef économiste du FMI

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Quand l’économie se féminise

Allison @TeamBossie | 3 minutes

C’est lundi 1er octobre que le verdict est tombé : Gita Gopinath remplacera Maurice Obstfeld à la tête des départements de recherche du Fond Monétaire International à la fin de l’année. Une première pour cette institution, puisque l’éminente économiste sera la toute première femme à accéder à la fonction de chef économiste FMI mais aussi une avancée de plus dans une économie qui se féminise…

À son sujet, Christine Lagarde dit être ’ravie de nommer un tel talent’, qualifiant Gita de ‘l’une des économistes remarquables dans le monde’. Son curriculum vitae en témoigne. Diplômée des Universités de Washington et de Princeton, elle est professeure d’économie à l’Université de Harvard depuis 2005. Spécialisée dans la finance internationale et la macroéconomie, elle est aussi co-éditrice de l’American Economic Review et co-dirige le programme de macro-économie et finances internationales au NBER (Bureau de recherches économiques). Enfin, Gita Gopinath est une éminente spécialiste des taux de change. 

Le profil rêvé pour le FMI, un geste fort dans le monde de l’économie, puisque la nomination de Gita Gopinath officialise un trio à la tête de chaque département de recherche des trois grandes institutions économiques internationales : le FMI pour Gita Gopinath, la Banque mondiale pour Pinelopi Koujianou Goldberg et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour Laurence Boone.

Une tendance à laisser la place aux femmes qui c’était déjà fait sentir le 25 mai dernier, lorsque Stacey Cunningham est la première femme à être nommée première dirigeante du New-York Stock Exchange (NYSE). Là encore, une première depuis la création de la bourse, il y deux cent vingt-six ans !

Tandis que certain.e.s économist.e.s espèrent voir émerger de nouvelles approches grâce à la vision féminine des marchés, nous, nous espérons que ce geste fort donnera de l’élan à la poursuite des efforts.

Nous avons moins tendance à croire que le marché se régule tout seul, nous sommes généralement plus interventionnistes et aussi plus redistributives
— Soledad Zignago, économiste à la Banque de France