Comment se fixer des bons objectifs ? 3 idées-reçues à déconstruire

sedonnerdesobjectifs-bossiemedia.jpg

Ne croyez plus ce que vous avez lu sur le sujet

Audrey @TeamBossie | 5 minutes | #bossietips

La fin de l’année approche et avec elle, son lot de nouvelles résolutions et d’objectifs. Sauf qu’en la matière, on peut lire tout et son contraire ! Comment se fixer des objectifs sans se rendre folle ? On déconstruit les idées-reçues pour vous.



“Il faut viser la Lune, tu atteindras au moins les étoiles”

Voici un cliché qu’on lit régulièrement sur les réseaux sociaux. Viser la Lune, c’est-à-dire viser le maximum, peut être complètement contre-productif. Pourquoi ne pas commencer par viser les étoiles ? Ça éviter de brûler notre précieuse énergie et permet d’apprécier davantage le voyage ! Surtout, en visant trop haut trop vite, on prend le risque de casser durablement notre confiance en soi en cas d’échec. Pour avoir solidement confiance en soi, il faut se prouver à soi-même régulièrement qu’on est capable d’accomplir certaines choses. En cumulant de petites victoires, on atteint plus facilement (et rapidement) les objectifs qu’on se fixe.

La solution :

Inspirez-vous du lièvre et la tortue ! Donnez-vous des objectifs relativement atteignables, même si ça vous semble ridicule (“faire une pompe par jour” et non “faire 10h de sport par semaine”. Ils doivent vous challenger, mais vous ne devez pas vous sentir submergée. Fixez-vous des délais plus serrés pour les atteindre et montez en puissance progressivement.

“Si tu n’y arrives pas, c’est que tu n’as pas suffisamment de volonté”

Qui n’a pas entendu cette phrase après un régime abandonné ou un examen raté ? L’effet de ce genre de phrases est dévastateur sur l’estime de soi. Pourtant la volonté compte en réalité pour très peu dans l’atteinte d’un objectif. Des tas d’autres facteurs sont à prendre en considération, notamment l’environnement. Un exemple ? Il y a bien moins de personnes en surpoids au Japon qu’aux Etats-Unis ; ce n’est pas parce que les Japonais ont individuellement plus de volonté ! Leur environnement, en raison de facteurs culturels, est tout bonnement moins favorable à la prise de poids.

La solution :

Évaluez votre environnement ! Est-il favorable aux objectifs que vous vous fixez ? Tout doit y passer : votre entreprise, votre entourage, votre habitation, votre pays… Vous vous rendrez compte que vous vous battez peut-être contre des forces bien plus grandes que vous. Si c’est le cas, changez votre environnement ou adaptez votre objectif pour qu’il s’intègre à vos contraintes et votre routine existante. Et n’hésitez pas à demander de l’aide extérieure, ami·e·s ou coachs !

“Si ton objectif n’est pas quantifiable, tu ne l’atteindras jamais”

C’est vrai dans l’entreprise, mais ça l’est moins dans la vie personnelle. Sauf rares exceptions, personne n’aime à quantifier sa vie. Rappelons que la vie est faite pour être vécue, pas pour être productive ! Se donner des objectifs chiffrés peut ainsi jouer négativement sur le moral. Un objectif doit avant tout être authentique et avoir du sens pour soi. Pourquoi se donner pour objectif d’apprendre 3 langues d’ici la fin de l’année si on n’a jamais l’occasion de les pratiquer ?

La solution :

Plutôt que des objectifs chiffrés, attachez-vous à donner du sens à vos résolutions. Pourquoi souhaitez-vous vous donner ces objectifs ? Comment résonnent-ils profondément en vous ? Quel est le besoin qu’ils viennent remplir ? Si par exemple votre objectif est de prendre davantage soin de votre santé, vous vous apercevrez qu’il y a mille et une façons d’y contribuer dans la journée. En étant plus flexible avec vous-même, vous serez plus motivée dans la durée.

L’Homme ne se construit qu’en poursuivant ce qui le dépasse.
— André Malraux

Se donner des objectifs fait partie de la vie, car vivre c’est évoluer. Mais le processus ne doit pas forcément être pénible ! Sortez-vous de la tête les idées-reçues qui vous font plus de mal que de bien et regardez-vous grandir avec plaisir et joie.