5 leçons de vie que j'ai apprises de mon plus gros échec

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A lire quand vous avez peur de l’échec

Yolande @ TeamBossie • 8 minutes • #bossietips




2 mois. Mon entreprise a été à l’arrêt pendant deux mois. Deux mois, c’est 0,04% de la vie d’une baleine boréale. Mais deux mois, dans la vie d’une entreprise, c’est long. J’ai bien cru que c’était la fin.

J’aimerais vous dire que l’univers s’est acharné sur moi - ce qui n’est pas complètement faux, une vraie loi des séries, en un an j’ai quand même été agressée, volée, arnaquée et malade, merci 2018 - pour autant, ce serait nier ma part de responsabilités dans le marasme. J’ai aussi fait de belles conneries.

J’ai eu la chance d’en discuter avec de géniales entrepreneures, comme Céline Lazorthes, qui m’a rappelé une leçon très vraie tirée de notre interview : l’important, c’est d’en tirer les leçons.

Concernant le business, j’ai évidemment un PAQUET de leçons pour l’avenir : entoure-toi des meilleurs et uniquement des meilleurs, écoute toujours ton intuition (elle a toujours raison). Je vous partagerai tout ça bientôt. En attendant, j’avais envie de vous parler des leçons plus générales, celles qui s’appliquent aussi aux non-entrepreneures. Il paraît que la peur de l’échec est celle qui paralyse le plus de gens. Alors laissez-moi vous montrer que l’échec n’est pas à craindre (tant que ça).


1 - La peur de l’échec est plus douloureuse que l’échec lui-même

Demandez à n’importe quelle personne qui s’est un jour plantée : les semaines qui ont précédé ledit plantage étaient bien pires que le plantage lui-même. En réalité, c’est le temps passé à angoisser, à s’imaginer le pire, ou à se construire mentalement 10000 scénarios pour éviter l’inévitable, qui fait horriblement mal. Une fois qu’on a accepté l’échec, survient une forme de délivrance, une paix, qui permet de passer assez rapidement à autre chose. Ce qui m’amène au point suivant.


2 - L’échec est vraiment, VRAIMENT, inévitable

Chaque échec nous surprend ; on se sent coupable, on s’imagine qu’on aurait pu faire autrement. Pourtant, il est absurde et irrationnel d’espérer vivre une vie sans échec ; ce n’est pas possible ! La vie ne se passe jamais exactement comme on le prévoit, et heureusement. Quand on intègre ce fait, il est plus facile d’accepter l’échec et donc de passer à autre chose. Personnellement, je me suis fixée un quota de 60 échecs monumentaux. Le chiffre de 60 n’a aucun sens particulier - mais ça me permet de me dire que ce que je vis est normal et de me débarrasser du poids de la culpabilité et/ou de la honte.


3 - Ce qui ne tue pas rend plus forte

C’est cliché, ok. Toutefois, c’est vrai ! Je suis convaincue que les petites épreuves nous préparent aux grandes. Je me sens davantage prête à affronter les épreuves de la vie. Les moments difficiles nous permettent aussi de faire le ménage dans nos relations, nos priorités, nos façons de vivre. Je suis hyper heureuse de tous ces changements, je ne les aurais jamais lancés sans cet échec. J’ai beaucoup plus de clarté sur mes aspirations.


4 - La vie est faite pour être vécue

Notre culture encourage à avoir des vies parfaites, à faire les choses bien. Nous vivons un peu comme si on allait nous distribuer un diplôme à la fin de notre vie : “bravo pour cette vie, tu as été parfaite”. Mais, ALERTE : personne ne nous distribuera ni de mention, ni de félicitations du jury pour notre “super” vie professionnelle. Même ceux qui croient au Paradis ne s’attendent pas à être évalués sur la base de leur investissement au travail. On vit et on travaille pour soi, personne ne compte les points. Les derniers mois m’ont appris à voir les choses avec plus de distance, de légèreté et surtout d’humour.


5 - Il faut être fière d’être survivante

Celles qui se sont inscrites à nos ateliers Beyoncé Brunch le savent, mon mantra préféré est inspiré de Beyoncé : “I’m a survivor”, “Je suis une survivante”. Ce mantra m’aide à retrouver de la force. Surtout, il signifie pour moi que plutôt que d’avoir honte de ses échecs, il faut les voir avec fierté. Pour échouer, il faut avoir essayer, il faut avoir eu du courage. Or, le courage c’est la principale des qualités. Ce qui fait le héros, c’est le courage.


Il est impossible de vivre sans échouer, sauf si vous vivez si précautionneusement que cela reviendrait à ne pas vivre du tout.
— JK Rowling


Demandez-vous, pour quels rêves seriez-vous prête à traverser tous les échecs ?

LOVE,

Y

 

 

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