10 leçons de leadership par le plus grand expert américain

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Tout ce que vous devez savoir sur le leadership

@TeamBossie | 4 minutes | #bossietips

Tony Robbins est l’un des plus grands experts mondiaux en leadership. C’est lui que Bill Clinton a appelé quand il a manqué de se faire destituer. Il a aussi fait marcher Oprah Winfrey sur du feu. Il s’est récemment longuement confié l’équipe de Inc. sur sa vision du leadership. Prenez-en de la graine.


1. Le leadership est une compétence que tout le monde devrait maîtriser

Pour Tony Robbins, le leadership n’est pas une position ou un titre. Il s’agit d’une compétence qui désigne la capacité à influencer les autres. Tout le monde devrait maîtriser cette compétence car tout le monde est amené à avoir de l’influence sur les autres, à commencer par soi-même. Le leader, ce n’est pas que le capitaine d’industrie ou le chanteur à succès, c’est aussi le professeur dans sa classe, ou un parent avec ses enfants. Aucune idée ou projet ne peut se concrétiser sans leadership.


2. Réussir, c’est 20% de technique et 80% de psychologie

Bien sûr, les compétences techniques sont importantes. Pour un·e chef·fe d’entreprise par exemple, il est important de s’y connaître en marketing ou en gestion financière. Mais pour Robbins, les compétences ne représentent que 20% du succès. Un·e chef·fe d’entreprise ne peut pas s’en sortir sans leadership. En effet, si on laisse l’environnement dicter sa façon de pensée, on ne peut pas réussir. Même avec tout le savoir théorique, on ne passe à l’action que si on y croit. La capacité d’exécution, c’est donc entièrement de la psychologie.

3. Le leader doit savoir maîtriser son état d’esprit et son humeur

Pour l’expert en leadership, une entreprise est le produit de sa culture et donc de l’énergie de la personne qui est à sa tête. Or Robbins en est convaincu : une personne n’est que le reflet de son humeur générale. Quand on est de mauvaise humeur, on perçoit la réalité différemment et on agit différemment. Par conséquent, pour avoir de l’influence sur les autres, il faut d’abord savoir avoir de l’influence sur soi.

J’ai des mauvais moments mais je n’ai plus de mauvaise journée parce que je me suis entraîné comme un athlète pour apprendre à changer mon humeur.
— Tony Robbins

Pour cela, il se fixe des règles pour la règle des 90 secondes : quand un événement lui provoque du stress, il ne se laisse pas plus de 90 secondes avant de se forcer à penser à autre chose. Mais c’est surtout grâce au travail sur le corps qu’il parvient à modifier son humeur générale. Prenant à l’appui une étude d’Harvard sur l’impact de la posture sur notre cerveau, il explique qu’on peut utiliser la voix et d’autres parties du corps pour diminuer son stress ou se donner confiance.

4. Tout le monde peut être leader

Pour Tony Robbins, il faut arrêter de penser qu’il y a des personnes faites pour être leader et d’autres faites pour être follower. Tout le monde peut développer cette compétence et choisir d’être leader dans le domaine qui le passionne, sa famille, au travail, etc. On devient leader d’abord en ayant une vision de quelque chose qui est plus grand que soi. Si on est suffisamment passionné par cette vision, alors on aura envie qu’elle se concrétise. Le leadership, c’est la compétence nécessaire pour passer de la vision à la réalité. Surtout, il y a énormément de choses qui nécessite du leadership ! L’époque a plus que jamais besoin de leaders.

5. Un leader recrute des leaders

Un·e bon·ne leader ne veut pas s’entourer de passifs followers, bien au contraire. Il est indispensable de recruter et former des leaders qui seront capables d’influencer d’autres personnes pour faire grandir l’entreprise. Vouloir tout contrôler est l’erreur que font beaucoup de leaders : non seulement le projet ne grandit pas à la hauteur de son potentiel, mais le leader prend le risque de s’épuiser inutilement.

6. Pour avoir de l’influence sur les autres, il faut savoir entrer en connexion avec eux

Une autre erreur que constate Tony Robbins chez les leaders est qu’ils s’imaginent pouvoir appliquer les mêmes recettes. Soit ils refusent d’apprendre à connaître les autres, soit ils pensent à tort que ce qui les motive motivera également les autres. Robbins donne donc ce précieux conseil : pour influencer les autres, il faut prendre le temps de découvrir ce qui les influence déjà. Chaque individu a sa propre histoire et son mode de fonctionnement. Les motivations sont très différentes d’une personne à l’autre. C’est la raison pour laquelle un·e leader doit connaître les valeurs, les croyances, comme les peurs de chacun.

7. Il est aussi primordial de se connaître soi-même

Robbins définit trois types de leaders :

  • celui dont le leadership est fondé sur des compétences techniques ou artistiques

  • celui dont le leadership est fondé sur l’envie de manager des gens, quel que soit le sujet

  • les leaders/entrepreneur.e;s qui adorent le risque et qui veulent avant-tout gagner de l’argent

Tous ces types de leadership sont utiles à un projet. Mais il est rare de les réunir en une seule personne. D’où la nécessité de se demander : “qui suis-je au fond de moi ? de qui dois-je m’entourer ?”

8. Un leader n’est pas forcément une personne qui trouve des idées originales

Contrairement à l’opinion générale, Robbins considère que le leader n’est pas forcément la personne qui a les idées les plus originales. Il cite Steve Jobs qui aurait dit “les meilleures idées sont volées”. Le leader ne doit pas nécessairement être créatif ou l’auteur de l’idée initiale. En revanche, il se doit d’être toujours à l’affût et de vouloir innover.  

9. Pour innover, il faut prendre le temps de penser au futur

Pour innover, il faut être à l’aise avec l’expérimentation et oser faire entrer de nouvelles perspectives. Mais plus encore, il faut s’accorder du temps pour réfléchir à ce qu’on fait et ne pas tout le temps être dans l’action. Le coach recommande de dédier au moins 90 minutes à réfléchir à ce que sera l’entreprise dans 1, 5, 10 ans. Si on ne fait pas ça, on est toujours dans la réaction.

Tant que tu es certain de remonter sur les rails, tant que la peur ne t’empêche pas d’avancer, tu ne peux pas échouer
— Tony Robbins

10. Pour être leader, il faut accepter que l’échec est inévitable

On ne ressent l’échec que si on abandonne. Dans le cas contraire, c’est juste une étape. Robbins l’affirme : l’échec est parfois le seul moyen d’apprendre. C’est quand on échoue et qu’on prend le temps de s’isoler pour réfléchir, qu’on peut donc tirer les leçons qui nous permettent d’aller plus loin. Il ne glorifie pas l’échec mais considère que penser pouvoir vivre sans échecs est absurde. Surtout, il préconise de s’accorder le droit à l’erreur. Combien de temps accordons-nous à un enfant pour qu’il apprenne à marcher ? C’est pareil pour nous !

Envie d’en savoir plus sur le phénomène Tony Robbins ? Découvrez le documentaire qui lui est consacré sur Netflix “I am not your guru”. À ne pas manquer !