Après #metoo, comment être un meilleur "allié" dans l'entreprise ?

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On peut tous faire quelque chose pour rendre l’entreprise inclusive

TeamBossie | 4 minutes | #bossietips

En 2013, Melinda Epler occupe le job de ses rêves. Elle est directrice marketing dans une entreprise tech de San Francisco. Mais rapidement, son rêve se transforme en cauchemar. A chaque réunion, elle est la seule femme dans la pièce. Aux yeux de l’assistance, elle est comme transparente. Elle est sans arrêt interrompue quand elle prend la parole, ses idées sont ignorées avant d’être reprises par des collègues masculins, elle se heurte à un plafond de verre.

Comment devenir un “allié” ?

Mais c’est en lisant un article sur les “micro-agressions” qu’elle comprend qu’elle n’est pas le problème : le problème, c’est la culture d’entreprise qui échoue à faire de la place à toutes les minorités.

Or, rendre une entreprise plus inclusive ne peut pas se faire sans “alliés”, c’est-à-dire des personnes qui bien que n’étant pas victimes elles-mêmes de micro-agressions, choisissent d’épouser le combat et de venir en aide aux autres.

Melinda Epler offre trois moyens de devenir un meilleur allié.

Ne pas heurter

Il appartient à tous de se renseigner sur ce qui peut constituer une micro-agression. Lisez, soyez à l’écoute. Concrètement, ça se traduit par exemple par ne pas interrompre les femmes en réunion, ou apprendre à prononcer correctement le nom de quelqu’un !

Intervenir

Le changement ne se fera pas sans votre intervention. Vous pouvez exiger la présence de minorités dans les conférences auxquelles vous êtes invité·e ; interroger votre employeur sur sa politique concernant le handicap ; ou lorsque vous êtes témoin d’un comportement déplacé, réagir.

S’engager

Etre allié, ça veut aussi pouvoir dire être mentor ou sponsor de quelqu’un dans l’entreprise. C’est aussi s’engager dans la société, notamment à travers des associations.

En d’autres termes, à plusieurs, on est plus fort !