Le guide de survie des introvertis à ce monde de fous

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Parce que l’enfer, c’est les autres

Yolande @TeamBossie | 6 minutes | #bossietips

Comme je le disais récemment, je suis introvertie. Un introverti ne déteste pas les gens - contrairement au misanthrope - il a juste besoin de plus de temps pour recharger ses batteries après avoir été en contact avec les autres.

Comment savoir si vous êtes introverti·e ? La plupart des introverti·e·s le savent (il n’y a que les extraverti·e·s pour se dire “peut-être introverti·e·s”). Mais si jamais vous avez vraiment des doutes, voilà comment reconnaitre des gens de mon espèce :

  • les appels, en particulier impromptus, peuvent vous terrifier

  • vous avez déjà passé plus de 24h sans parler à qui que ce soit (même pas le caissier de la supérette en bas de chez vous)

  • vous adorez partir seul·e en vacances, même si c’est compliqué à assumer socialement

  • vous parlez peu et souvent vous vous demandez pourquoi les gens autour de vous parlent autant

  • Netflix a été inventé pour vous

  • votre pire cauchemar ressemble à une semaine faite de journées de réunions sans agenda précis qui se termineraient par des événements de networking sans grand intérêt

  • vous avez toujours passé beaucoup de temps seul·e, BEAUCOUP DE TEMPS

L’introversion est un spectre, donc évidemment on peut être un·e introverti·e qui tend vers l’extraversion (comme moi) ou un·e extraverti·e qui tend vers l’introversion. Néanmoins, encore une fois les introverti·e·s savent facilement s’identifier comme tel·le·s.

Être de nature introvertie quand on bosse comme moi dans les médias, ça peut parfois ressembler au parcours du combattant. Il ne se passe pas une journée sans une sollicitation, un rendez-vous ou un événement à ne pas manquer. Après avoir clairement frôlé le burn-out, j’ai tiré certains enseignements qui vous aideront à survivre dans cette jungle d’extravertis.


Business opportunities are like buses. There’s always one coming.
— Richard Branson

Dites adieu à la FOMO

Ayez confiance au destin, l’Univers, ce que vous voulez. Dites-vous que ce qui doit arriver, arrivera. Si vous n’avez vraiment pas envie d’aller à ce - mettez ici tout ce qui vous force à sortir de chez vous - n’y allez pas ! On n’apprécie rien quand on est de mauvaise humeur et/ou fatiguée de toute façon.


Créez vos opportunités

Au lieu d’être de toutes les sorties ou d’aller à tous les événements dans l’espoir que des opportunités se présentent, créez-les ! Qu’est-ce qui pourrait faire décoller votre carrière/projet ? Quelles sont les personnes qui pourraient vous aider ? Soyez plus stratégique et audacieuse dans votre approche, c’est souvent plus efficace.


Imaginez une formule de politesse prête à l’emploi

Etes-vous du genre à dire oui sans réfléchir puis à regretter 10 minutes plus tard ? Vous devez certainement apprendre à dire non. Pour cela, le plus facile est d’avoir une formule de politesse prête à l’emploi pour décliner une invitation : “J’aimerais beaucoup mais ce sera malheureusement pas possible en ce moment” ; “merci de penser à moi mais c’est vraiment pas mon genre !” ; “je ne suis pas sûre, est-ce que je peux revenir vers toi ?”. Choisissez une de celles-là ou imaginez la vôtre ; ce qui compte c’est qu’elle soit bien ancrée dans votre cerveau pour la dégainer automatiquement quand c’est utile !


Assumez publiquement votre personnalité

Dites aux gens que vous êtes introverti·e. Il n’y a plus rien à craindre maintenant, c’est rentré dans les moeurs. Il y en a même des TED talks. Parlez-en ouvertement à vos collègues, votre boss et votre entourage. Rassurez-les sur le fait qu’ils peuvent continuer à vous inviter, mais que vous ne pourrez pas toujours dire oui !


Devenez ultra disciplinée sur la gestion de votre temps

Avant, je n’avais pas la notion de mon temps disponible parce que je ne mettais pas tout dans mon agenda ; notamment les heures que je passe à travailler sur des sujets de fond. Par conséquent, je croyais être disponible à certaines heures alors que pas du tout ! Désormais, je quadrille mes journées à la demi-heure près et tout est planifié : mes temps de pause comme le reste.


Créez des rituels

Jongler entre les obligations professionnelles, les ami·e·s, la famille peut rapidement mettre les nerfs à rude épreuve… Une solution pour faciliter tout ça est de créer des rituels : l’apéro du jeudi où vous conviez des connaissances professionnelles, le brunch du dimanche chez les parents, le cocktail du vendredi soir entre ami·e·s. Définissez vos moments incontournables, ça réduira votre charge mentale !


Faites avec les gens des choses qui vous ressourcent

Vous ne pouvez pas vivre caché·e dans une grotte. Même si vous vous ressourcez davantage seul·e qu’avec les autres, privilégiez autant que possible les activités qui ne vont pas vous épuiser. Et prenez les devants pour choisir le cadre qui vous arrange ! Par exemple, choisissez des ambiances lounge pour vos rendez-vous à l’extérieur et vos afterworks.


Entrez en croisade contre la réunionite

La réunionite est un fléau et un mal particulièrement français. Malheureusement, vous ne pourrez pas vous en sortir seul·e, c’est pourquoi vous devez convertir vos collègues à la réunion allégée. On vous propose un remède dans cet article.


Soyez indulgent·e envers vous-même

Vous avez le droit de vous isoler pour souffler au bureau, de mettre un terme à cette réunion interminable, de rentrer si cet événement vous fatigue. Octroyez-vous des pauses ; c’est important, votre corps en a besoin. Rechargez vos batteries en contemplant la nature… elle est belle et silencieuse !

Il n’est pas toujours facile de bien vivre son introversion dans ce monde d’extravertis, mais c’est possible !

Yolande