Je veux créer mon entreprise : quelles solutions pour quitter mon boulot ?

jan-tinneberg-706006-unsplash.jpg

Je suis venue vous dire que je m'en vais

 Allison @TeamBossie | 5 minutes | #bossietips

 

Bye Bye, Tchao, Hasta Luego, c’est décidé : vous prenez vos clics et vos clacs, destination de nouveaux horizons.

Des rêves plein la tête, des projets à concrétiser, vous vous apprêtez à quitter votre entreprise pour monter la vôtre. Enfin est venue l’heure d’être votre propre boss !

Oui mais avant tout ça, mieux vaut choisir la meilleure façon de partir, c'st-à-dire celle qui vous permettra de vous consacrer à votre business dans les meilleures conditions.

Alors quels choix avez-vous en fonction de votre situation ? Bossie vous récapitule le tout. 

Et bien sûr, on vous souhaite plein de bonheur et d'accomplissement dans votre lancement ! 

 

1. La rupture conventionnelle

Demander une rupture conventionnelle est en général la première chose à laquelle on pense lorsqu’on veut cesser son activité pour en commencer une autre. Celle-ci vous permet de mettre fin à votre contrat de travail tout en bénéficiant d’indemnités de rupture ainsi que d’allocations chômage.

La rupture conventionnelle étant un accord passé à l’amiable avec entreprise, encore faut-il que celle-ci l’accepte. Pour mettre toutes les chances de votre côté, on vous a préparé un article à venir avec les conseils experts de DRH (stay tuned) !

En attendant, on peut vous dire que pour y prétendre il vous faut obligatoirement être salarié.e en CDI du secteur privé. Ensuite ne reste plus qu'à adresser votre demande à votre supérieur hiérarchique. Lequel évaluera votre demande et la transmettra aux autorités compétentes. Ne reste plus qu'à voir... 

Avantages :

  • Vous êtes décisionnaire de votre date de départ en accord avec votre entreprise.
  • Vous bénéficiez d’une indemnité de rupture ainsi que d’allocations chômage.

 

2. LA DÉMISSION

La démission c’est souvent le choix par défaut, lorsque l’entreprise a refusé la rupture conventionnelle. 

Si vous décidez de déposer votre démission, anticipez toujours la durée de votre période de préavis, stipulée dans votre convention ou accord d'entreprise, et généralement de 3 mois. 

Sachez toutefois que grâce à l'accord N°15 du régime d'assurance chômage, si vous démissionnez pour créer une entreprise, que vous respectez toutes les formalités légales de publicité, mais que malheureusement votre activité cesse dans les 36 mois, vous aurez alors le droit aux indemnités chômage. Comme quoi, même au pire du pire, on ne perd pas tout à se lancer ! 

Avantage :

On ne va pas se mentir, il n'y en a pas vraiment, si ce n'est que parfois, le préavis de trois mois permet de se backer financièrement et d'anticiper son démarrage d'entreprise. 

 

3. Le congé ou le temps partiel pour création ou reprise d'entreprise

Que vous ne soyez pas 100% sûr.e de vous lancer ad vitam eternam ou plutôt du genre à surveiller vos arrières, opter pour un congé ou un temps partiel est la plus sécurisante des options.

Le principe ? Vous vous accordez avec votre employeur afin de prendre congé ou de modifier votre contrat de travail vers un mi-temps, afin de pouvoir monter votre affaire !

À ce tarif, il vous faudra toutefois avoir cumulé un minimum de 24 mois d’ancienneté au sein de votre entreprise ou de votre groupe, de façon consécutive ou non, au moment de la prise de congé. Attention toutefois, cela peut varier en fonction de la convention ou de l’accord d’entreprise.

Le choix de la période du congé ou du temps partiel revient au salarié. Elle ne doit cependant pas excéder une période maximale déterminée par la convention ou l’accord d’entreprise. Si l’entreprise n’est régie par aucune convention ni accord, cette durée maximale est d’un an et pourra être renouvelée d’une année supplémentaire.

Lors de votre prise de décision, anticipez toujours un délai minimum de deux mois pour prévenir votre hiérarchie de votre volonté de partir, modifier votre contrat ou de prolonger votre période de congé ou de temps partiel. Là encore, référez-vous à votre convention ou accord d'entreprise pour vérifier s'il n'existe pas de délais plus particulier à votre branche.  

Durant votre congé, vous ne serez pas rémunéré par votre entreprise et ne pourrez en aucun cas demander à être ré-intégré dans votre entreprise avant la fin de la période. De même, si vous avez opté pour un temps partiel, vous n'êtes pas autorisé à modifier à nouveau votre contrat.

À la fin de la période de congé ou de temps partiel pour la création ou reprise d'entreprise, en revanche, ne tient qu'à vous de ré-intégrer votre poste ou de rompre votre contrat de travail. Dans les deux cas, prévoyez des préavis de 3 mois pour faire part de votre décision à votre hiérarchie. 

Avantages : 

  • Vous ne perdez pas votre emploi ! 
  • En cas de rupture de contrat à l'issu de votre congé, vous êtes exempt des indemnités de préavis.

Alors on se lance ? :-)