J’ai testé… Me faire recruter sur TINDER !

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I found a job, I hope my boyfriend don’t mind it !

 @TeamBossie | 5 minutes | #bossietips

 

LinkedIn, trop classique. Les sites de petites annonces, surfait. Les candidatures spontanées, trop désespéré.

Non, moi j’ai voulu faire dans l’originalité – marquer les esprits comme on dit ! Alors pour trouver LE job de rêve, j’ai décidé de passer par THE application… pas du tout indiquée !

Enfin à ce que le croit, parce que, moi, ça m’a semblé être une bonne idée : pas trop de concurrence et l’effet de surprise de mon côté... Je suis persuadée que grâce à Tinder, je vais matcher avec mon futur recruteur.

Ni une, ni deux, je télécharge l’appli’ à la conquête de mon prochain job crush.

 

1. Le profil

Clic, clic, clic !

Après quelques essais, face à mon miroir de salle de bains, j'arrive enfin à avoir la photo parfaite pour mon tout nouveau profil pro'. Ne reste plus qu'à la télécharger sur l'appli' et remplir le reste des informations.

Premier champs à remplir mon "À propos" : hum... soyons straight to the point, je note "En recherche active d'un emploi, j'espère rencontrer mon futur recruteur ! Alors qui m'embauche ?". 

Puis arrive le moment de choisir le genre de mon futur employeur. Pas sexiste, je coche hommes et femmes, en ce qui me concerne je n'ai aucune préférence. Pour son âge, je tente "de 19 à 55 ans". 

Et c'est parti ! 

 

2. Premiers contacts

Bon... Pas la peine de vous le cacher plus longtemps, la grosse révélation c'est que Tinder n'est pas franchement optimisé pour trouver mon/ma futur.e patron.ne. Peu des candidat.e.s en liste pour me manager, font mention de leur métier dans leur profil : pas facile pour savoir où candidater. 

J'entame quelques conversations après un tri très sélectif et tout à fait objectif - absolument pas basé sur des critères physiques. Face à de tels Apollons & déesses, j'oublies tout de même ma timidité et commence toujours avec la même question fatidique "Tu fais quoi dans la vie ?" .

De fil en aiguille, au rythme d'échanges plutôt sympathiques, je réussis à faire comprendre à mes interlocut.eur.rice.s que je les veux : Madame, monsieur, je suis sure que vous seriez mon parfait boss....

 

3. Conclusion

Malgré mes déclarations enflammées, je ne trouve pas patron.ne à mon C.V... Il semblerait que répondre à la sempiternelle question "Tu cherches quoi ?" par un "Bah un job pardi !", n'est pas très commun ici. 

Suis-je folle ou complètement demeurée ? Est-ce un prank ou serais-je, moi, un virus malveillant ? Je sens bien les gens avec qui j'échange se posent de sérieuses questions mais beaucoup de jeunes hommes, restent quand même disposés à m'aider. Alors la solidarité est-elle vraiment une espèce en voie de disparition ? Sur Tinder, en tout cas, je n'en ai pas l'impression.  Et ça, ça fait chaud au coeur. 

Après quelques promesses m'assurant que ma candidature serait partagée dans leur réseau et 2/3 rencontres décrochées m'assurant que c'était bien pour mon C.V,  je commence tout de même à désespérer. Moi qui croyais que ce soir j'aurai décroché le job tant recherché, ça risque d'être encore compromis à cette heure-ci ! 

Heureusement les entretiens étaient loin d'être terminés : mon bienfaiteur devait arriver...

 

4. Révélation

Alors que je m'y attendais le moins, le doyen d'une grande école répond à mes premiers messages, envoyés plus tôt dans la journée. On accroche tout de suite !

Peiné par ma défaite,  il me soumet une série de questions quelque peu alambiquées qui, il me le promet, l'aideront à me tester sur mes capacités réelles.

"Ai-je déjà travaillé en milieu scolaire ?", bien entendu, mais aussi, "ai-je peur des araignées ?" ou "souffrirais-je encore du vertige ?" (il parait que l'école est très renommée pour un sport d'altitude)... Bref, comme je veux mettre toutes les chances de mon côté, je m'applique à répondre du mieux que je peux. 

Après beaucoup de stress et un long suspens, mon potentiel recruteur détient son verdict : c'est officiel, je suis désormais "chargée de la surveillance des étudiants"... à Poudlard ! 

Pas peu fière de mon succès, je parade dans mon salon et entame même une danse au doux goût de revanche : qu'en dise les mauvaises langues, décrocher un super job sur Tinder, c'est tout à fait possible et même mieux que sur LinkedIn !

Alors prêtes à envoyer vos C.Vs ?