Oui, vous pouvez dire adieu au perfectionnisme pour de bon

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Oui, le perfectionnisme, ça se soigne.

@TeamBossie | 3 minutes | #bossietips

Sheryl Sandberg, COO de Facebook, a eu ces mots "Vouloir tout faire à la fois et s'attendre à ce que tout soit parfait est la meilleure recette pour un désastre. La perfection est l'ennemi." D'ailleurs, Facebook a popularisé ce mantra, désormais partagé par toute la startup generation : "done is better perfect". Le perfectionnisme, la recherche de la perfection, est effectivement l'ennemi de la création. Au mieux, il est générateur de frustration ; mais dans le pire des cas, il est facteur de stress, d'immobilisme, quand il ne détruit pas complètement un projet. S'en débarrasser, c'est plus facile à dire qu'à faire. On vous livre quelques conseils tirés de la "vraie vie".


Vouloir tout faire à la fois et s’attendre à ce que tout soit parfait est la meilleure recette pour un désastre. La perfection est l’ennemi.
— Sheryl Sandberg

1. Etablir au préalable les critères du "done"


Dans les méthodologies agiles, avant de se lancer dans un projet, on établit au préalable les critères du "done" pour chaque fonctionnalité. En d'autres termes, on définit les éléments qui font qu'une solution fonctionne ou pas ; attention, pas qu'elle fonctionne à la perfection, mais juste qu'elle fonctionne. Tout le reste n'est pas prioritaire. En réalité, c'est valable pour toute sorte de projet.


2. Renoncer à une certaine image de soi


La perfectionniste est encore plus dure avec elle-même qu'avec ses projets. Elle développe le fantasme d'un soi idéal, sans défauts. Pour gommer ces derniers, elle est prête à tout et culpabilise de ne pas y arriver. Le meilleur moyen de se détacher de cette attitude est d'être très honnête envers soi-même et d'apprendre à renoncer.  Renoncer, ça veut dire ne pas essayer, même un peu, de les corriger. Vos défauts existent pour permettre à vos qualités de fleurir. Aimez-les tels qu'ils sont !



3. Faire (vraiment) confiance au reste du monde


Le perfectionnisme se nourrit de nos peurs. Peur de ne pas être aimée ? Peur de décevoir ? Peur que le monde s'écroule sans vous ? Et si vous aviez davantage confiance dans le reste du monde ? Peut-être qu'il ne vous jugera pas aussi sévèrement que vous, peut-être que votre équipe a plus de talents que vous pensez. Et si au lieu de vouloir devenir plus parfaite, vous essayiez de devenir plus confiante ?  La confiance nourrit la confiance, plus vous ferez confiance aux autres, plus vous aurez confiance en vous. 



4. Améliorer son écoute


La perfectionniste vit dans une bulle. Elle est imperméable aux feedbacks extérieurs, sauf quand il s'agit de critiques très négatives évidemment. Pourtant, si elle faisait plus attention, elle entendrait davantage tous les compliments qu'on lui fait ! Or, les compliments ne sont pas que là pour booster l'ego, ils servent aussi à indiquer une direction à suivre, celle que veulent les clients, l'équipe, etc. Chercher la perfection coupe souvent de la réalité du terrain. Revenir à celle-ci permet de s'apercevoir que les gens ont des besoins parfois plus simples que ce qu'on a en tête. 


5. Penser à son enfant intérieur



On est rarement perfectionniste par hasard. Les parents perfectionnistes font des enfants perfectionnistes. On ajoute à cela un système scolaire qui récompense le 10/10 et vous obtenez un cocktail explosif :-) Un bon moyen d'apaiser son perfectionnisme est de penser à l'enfant en nous, cette part qui entend depuis son plus jeune âge toutes ces injonctions. Ne mérite-t-il pas plus de douceur ? Soyez douce avec vous, transformez votre dialogue intérieur.

Le message clé : vous n’atteindrez jamais la perfection, mais c’est pas grave !



Si vous avez un peu de temps  
: Regardez ce Ted Talk "Apprenez aux filles à être audacieuse, pas parfaite" par Reshma Saujani.